IMPORTANT ! Cet onglet s'enrichit régulièrement..... Voici notre réponse aux questions les plus fréquentes :


Pourquoi éviter l’inhumation ?

Compte tenu du manque de place dans les cimetières et de la peur de propagation des maladies, on enterre généralement à près de 2 mètres de profondeur. Là, il n'y a plus l'humidité idéale, ni l'air pour que puissent vivre les humuseurs, tous ces micro-organismes capables de recycler harmonieusement nos restes humains. Il s'en suit une production massive de cadavérine et de putrescine qui se retrouvent avec tous les produits chimiques, accumulés en nous au cours de la vie, dans les sols et les nappes phréatiques. 

 

http://www.levif.be/actualite/environnement/les-cadavres-sont-mauvais-pour-l-environnement/article-normal-653061.html

 

Quel que soit le type de "cercueil" (chêne massif verni, peuplier non traité, aggloméré, "œuf" en plastique biodégradable, même en osier, carton recyclé ou cellulose), en aucun cas, les dépouilles mortelles  n'ont pu, et ne pourront, jamais se décomposer correctement même si les défunts sont enterrés dans des copeaux de bois, ou s'ils ne sont emballés que d'un simple linceul biodégradable ou, comme le souhaite Gabriel Ringlet, "nu, dans la terre nue" ou, comme Luke Perry l'a voulu, dans un costume "champignons"...

Si, pour tenter de rendre les cimetières plus verts, on décide de végétaliser la partie horizontale des tombes, ce n'est pas grâce, mais malgré, la présence des morts que les plantes pousseront !

 

Piquet de clôture en bois, planté pendant quelques années: il n'y a  que  les 20  cm, au maximum, en contact avec les "humuseurs", qui sont en voie de décomposition. En dessous, le piquet ne se décompose pas...

En tout état de cause, si on se réfère à ce qui se passe lorsqu'on plante un piquet en bois dans le sol : après quelques années, le piquet casse ... au niveau du sol !

 

Seuls les 10 à max 20 cm sous le niveau du sol, qui sont, eux, en contact avec l'air, l'eau, les champignons et les bactéries se décomposent. Par contre sous les 20 cm, le pied est toujours intact, en meilleur état que la partie aérienne, comme le démontre la photo ci-contre.

 

Aucune matière organique ne se décompose bien en profondeur .... on peut même lire certains journaux ou magazines enfouis dans nos décharges depuis plusieurs années !

 

On casse irrémédiablement le cercle vertueux de la vie sur terre. 

 

On en fait des "déchets" alors que dans la nature, il n'y a  que des "ressources".

 

C'est parce que les matières organiques mortes (feuilles, branches, arbres, déjections des animaux, leurs dépouilles) restent sur le sol, au dessus des racines, à la disposition des humuseurs (toute la micro-faune -champignons, bactéries, ...- œuvrant gratuitement, sans relâche, dans les 10 à 20 premiers cm du sol, uniquement !) qui en (re)font de l'humus fertile en permanence, que nos arbres poussent si bien dans nos bois sans devoir utiliser le moindre engrais, ni pesticide chimiques, ni aller retourner les sols ... 


Pire, 30 voire 50 ans plus tard, selon les fossoyeurs chargés de réaffecter la place, quand plus personne ne s'occupe de la tombe, on retrouve beaucoup de corps et cercueils pas encore décomposés.

Ils suintent de toute part, et polluent les nappes phréatiques et les cours d'eau, aux abords des cimetières, avec tous les produits chimiques accumulés dans les chairs : résidus de médicaments, pesticides, nanoparticules, perturbateurs endocriniens,... ainsi que métaux lourds, amalgames dentaires, prothèses métalliques ou en silicone, pace-maker, ...

 

Ils sont alors rassemblés par 200 dans des ossuaires et recouverts de chaux vive… aux frais de la communauté !?


Pourquoi éviter la crémation ?

La destruction rapide par le feu d'un corps humain, constitué d'environ 80 % d’eau, n'est pas une chose facile à réaliser, car il est extrêmement peu combustible... La crémation doit se faire à plus de 1000 °C pendant +/- 1 h 30' !

 

Cette destruction, qui, dans le meilleur des cas, est imparfaite, puisqu'il reste toujours des os et les dents, est très coûteuse en énergie fossile (près de 200 l d'équivalent mazout), en plus de celle du bois du cercueil...

Pendant la crémation, les vêtements, les chairs, et le cercueil sont transformés en pollution, comme le  dioxyde de carbone (CO₂), anhydride sulfureux (SO₂) et oxydes d'azote (NOx), rejets responsables du réchauffement climatique et des pluies acides, ainsi que des composés particulièrement toxiques comme les dioxines, les fines particules de métaux lourds (mercure, plomb, cadmium)... et poussières fines qui contribuent à la formation du smog http://www.levif.be/actualite/environnement/les-cadavres-sont-mauvais-pour-l-environnement/article-normal-653061.html .

 

C’est une catastrophe écologique, et les problèmes de santé sont nombreux aux abords des crématoriums: les filtres sont rarement vraiment efficaces et les polluants qui y sont retenus vont à l'égout, lors de leur nettoyage ! C'est d'autant plus grave que les stations d'épuration sont incapables de les éliminer... Ils se retrouvent « in fine » dans tout ce qui vit dans les fleuves et les mers, inexorablement.

 

Pire encore,  en aucune cas, les cendres n'ont pu, et ne pourront, jamais contribuer à faire pousser quoique ce soit même si la publicité pour les urnes biodégradables tente de profiter de la crédulité des gens naïfs pour leur faire accroire qu'ils pourront choisir l'arbre afin de pouvoir aller se recueillir... après avoir enterré ces urnes funéraires en pleine nature, aux pieds des arbres, dans une forêt cinéraire.

 

Un enfant d'école primaire comprend, dans l' instant, qu’enterrer et (ou) incinérer (ce qu'on fait aussi avec nos immondices !) nos chers défunts, c'est casser le cycle de la Vie en empêchant, irrémédiablement, de rendre aux couches superficielles de la Terre, ce qui "reste" de ce qu'elles leurs ont généreusement donné !

 

Pour lui, il faut donc légaliser, rapidement, notre concept, enfin, écologique comme alternative au "système en vigueur"... afin de pouvoir garder, au moins, un lien "vivant" avec son parent, grand-parent,… et montrer la voie pour régénérer notre planète et même éviter de trop dérégler le Climat.


Comment réduire les impacts négatifs de la crémation et de l’inhumation ?

  • Oublier la thanatopraxie (soins de conservation destinés à redonner aux cadavres l'apparence de la vie et à repousser la putréfaction) qui utilise des pesticides ou des biocides tels que formaldéhyde et paraformaldéhyde, produits très toxiques déshydratant et raffermissant des chairs, fongicides, bactéricides, virucides… Le logo " tête de mort " qui rappelle la dangerosité figure d'ailleurs sur presque tous les bidons de produits destinés à être injectés à la place des " fluides corporels". Ce sont des poisons qui empêchent la décomposition des corps, tout en restant toxiques dans le temps. D'autant plus que tous ces fluides corporels sont "balancés", eux aussi, dans les égouts...
  • Autant que possible faire don des organes en bon état, enlever les prothèses métalliques, plombages,...
  • Pas de bijoux, vêtements, chaussures difficilement biodégradables. Habiller le défunt avec des vêtements en matières naturelles (coton, lin), en proscrivant les dérivés de pétrole
  • Pas de cercueil en bois exotique vernis. Préférer le cercueil en bois du pays non traité, ou, mieux, le cercueil en carton recyclé ou, encore mieux, le simple linceul
  • Sans caveau, ni sarcophage, ni pierres tombales (souvent importées de Chine ou d'Inde)

Quels sont les avantages de l’Humusation ?

Régénérer la terre

Lieu de mémoire pour l'humusation
L'humusation n'est pas incompatible avec la création d'un lieu-jardin de mémoire.

Les dépouilles mortelles des milliards d'humains représentent une biomasse dont le poids environnemental est loin d'être négligeable. Pas de gestion soutenable de l'environnement sans la réinsertion correcte de nos dépouilles dans la biosphère.

C'est l’émergence d’une vision nouvelle sur la vie et la mort, en accord complet avec les lois de la nature et les traditions :

nous "venons" de la Terre et, à la fin de notre existence terrestre, nous y retournerons pour faire de l'humus, de la terre vivante. L'Humusation aboutira à la production de +/- 1.5 m³ de "super compost", capable d'en décupler les effets lors de la fertilisation des sols.


Arrêter d'empoisonner la terre et les vivants

Nos corps sont de plus en plus gorgés de résidus de médicaments, métaux lourds, pesticides, fongicides, perturbateurs endocriniens, nano particules, prothèses, et autres. Seule la capacité épuratoire d’un super compost, adéquatement géré, peut garantir un retour à la Terre, sans "ardoise", y compris au niveau des germes pathogènes, pour les Générations Futures.

En choisissant l'Humusation, la seule pratique funéraire 100 % favorable à l'environnement, vous pourrez enfin cesser d'empoisonner les vivants avec votre dépouille mortelle, et réduire votre empreinte écologique globale plutôt que l'alourdir encore sensiblement, par des obsèques traditionnelles ! 

On peut raisonnablement estimer que l'Humusation va réduire d'au moins 5 % l'empreinte écologique du défunt, contrairement aux pratiques actuelles qui l'alourdissent encore de minimum 5 à 10 %. Lorsque la loi le permettra, toutes celles et ceux qui bénéficieront de ce traitement de faveur diminueront donc la leur, d'au moins 10 à 15 % !

Se reconnecter à l'intelligence de la nature

Sous prétexte d'hygiène et de performance, mais surtout pour nous faire acheter, on nous a trop fait oublier le modèle résilient et autonome de la forêt.

Il faut, de toute urgence, rendre aussi aux couches superficielles de la Terre tous les autres restes de ce qu'elle nous a donnés (épluchures, restes des repas, déjections animales et humaines, animaux domestiques,...).

Pour le faire correctement, il est indispensable de prendre le temps d'appréhender l'art du bon compostage. Cela nous rapportera bien plus que vous pouvez l'imaginer: la (re)connexion avec votre instinct de survie.


Et l’œuf, l'urne bio et le costume de champignons ?

Des initiatives existantes, plus ou moins farfelues, démontrent que l'idée du recyclage de nos corps est en marche.

Le costume de champignons

Voici une provocation puissante de la part de l'artiste Jae Rhim Lee. Pouvons-nous engager nos corps pour une planète plus propre et plus verte, même après la mort? Naturellement, en utilisant un costume d'enterrement spécial ensemencé de champignons dévoreurs de pollution. Oui, c'est peut-être bien la conférence TEDx la plus étrange que vous ne verrez jamais... mais, elle est la seule avoir aussi bien exprimé publiquement les dangers que représentent toutes les molécules chimiques toxiques qui se sont accumulées dans nos corps...! 

La solution qu'elle propose est malheureusement très difficile à mettre en œuvre en comptant sur l'être humain pour "domestiquer" des champignons susceptibles de pouvoir détruire des molécules dont la diversité augmente en permanence (d’autant plus que les corps sont toujours enterrés et qu’aucun champignon ne peut fonctionner vraiment en l'absence d'air) ....Alors que, dans le "compost haut de gamme" préconisé pour l'humusation, la myriade de micro-organismes, bactéries, champignons, ....provenant de toute la faune du sol le fera parfaitement, tout naturellement, à très peu de frais et sans la moindre dépense d'énergie fossile ! 

L'urne

Des "urnes" biodégradables qui, peut-être, seraient encore bien mieux adaptées pour transporter le "super compost" avec les graines choisies pour l'espace commémoratif individuel.

Car, en l'état, ce n'est que du Green Washing de l'incinération classique ! Si l'arbre arrive à grandir ce n'est pas grâce aux cendres de la dépouille humaine mais plutôt malgré elles...


 

L'œuf

Les capsules concept Capsula Mundi 

 

Outre l'impossibilité technique de placer un défunt en position fœtale, dans un œuf en plastique biodégradable, est-ce mieux ? Non, attention au Green Washing de l'inhumation classique ! À nouveau, si l'arbre arrive à grandir ce n'est pas grâce à la dépouille humaine mais plutôt malgré elle...

 

Et pourtant, ces initiatives ont un intérêt certain

Toutes ces initiatives, pour irréalistes qu'elles soient, remportent un vif intérêt auprès d'une partie de la population; preuve que nous sommes de plus en plus nombreux à aimer faire "pousser" un arbre et (ou) même à ne plus polluer une fois que la vie nous aura quittés.


Qu'est-ce qui me prouve que l'Humusation, ça marche ?

Nous avons déjà réunis plus 25 experts qui, compte tenu de leur longue expérience en matière de compostage de matières organiques de toutes sortes, ont pu certifier formellement que le procédé préconisé pour l'Humusation (la métamorphose en, 12 mois, des défunts en humus sain et fertile), grâce notamment à la montée en température, et à l'action conjuguée de tous les micro-organismes du corps et des couches superficielles de la Terre, va garantir une réelle protection de l'environnement, exclure tous les risques en matière de salubrité publique, régénérer les sols les + malmenés et même contribuer à enrayer le dérèglement climatique !

Notre concept sera mis en œuvre uniquement par des humusateurs dûment certifiés  pour que ce réel retour à la Terre, dans un *Jardin-Forêt de la MÉTAMORPHOSE*clôturé et sécurisé, se passe également dans le respect des défunts et de leurs familles.

De plus, avec autant de lignine, imprégnée d'eau, qui "bloque" toute odeur de décomposition, les charognards ne seront pas attirés et avec autant de poids de broyas enchevêtrés, il n'y pas de risque de "mise à nu" des cadavres par d'éventuelles tempêtes ou trombes d'eau...

Pour télécharger la liste du Comité d'experts, cliquez sur le bouton rouge:

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comité compost.pdf
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Nous pouvons aussi nous appuyer sur la législation canadienne, où les Ministères de l'Agriculture et de la Santé du Canada recommandent clairement cette méthode de compostage, pour leurs bovins (depuis 2010) et porcins (depuis 2006) même malades, de préférence à l'utilisation des services d'équarrissage.
Voyez leur Fiche technique du Compostage de cadavres de bovins à la ferme.

De plus aux USA, certains départements des routes compostent les animaux morts après avoir été percutés par les véhicules


Et quand la loi sera passée ?

Après la légalisation de l'Humusation, notre Fondation devra faire le choix d'un emplacement pour implanter le premier "Jardin-Forêt de la Métamorphose" : un emplacement où le retour des défunts à la Terre sera simplement accéléré (+/- 12 mois) et, surtout, totalement sécurisé, tant au niveau salubrité publique que protection de l’environnement.

À terme, il en faudrait, idéalement, un par province, comme pour les crématoriums …

Le bâtiment, 100 % écologique, comportera également des salles permettant aux familles de rendre un dernier hommage (elles seront également disponibles pour celles et ceux qui ne souhaitent pas d’offices religieux)

Par contre, le budget à prévoir serait de 5 à 10 fois moindre !

Quelques pistes:

  • À Dinant, où la Fondation possède un terrain qui pourrait convenir.
    L'échevin de l'Urbanisme et de l'Environnement Thierry Bodlet est très favorable au concept
  • À Louvain-la-Neuve, où l'échevin Cédric du Monceau, qui s'est déclaré aussi fort convaincu par le projet, nous a proposé le site à gauche du Cimetière de Blocry (initialement prévu pour son extension) qui jouxte un bois à l’arrière, cadre idéal pour y installer l’espace du souvenir

  • Peut-être à Namur, où nous avons le soutien de l’échevin Luc Gennart, sur le terrain (initialement prévu pour un nouveau cimetière) déjà partiellement aménagé (ex-abattoir islamique) jouxtant également une partie boisée à la limite de Temploux

  • À Chaumont-Gistoux où plusieurs échevins ainsi que la Présidente du CPAS sont très favorables à l’idée d’accueillir, aussi, un Jardin-Forêt de la Métamorphose sur un terrain de l’entité encore en négociation

C'est dans le premier "Jardin-Forêt de la Métamorphose" que sera installé le Centre de Formation de tous les futurs "Humusateurs" agréés qui seront les seuls habilités, par la loi, à pouvoir mettre en œuvre ce processus novateur.

Il est à souligner que ce nouveau concept générera de nombreux nouveaux emplois extrêmement valorisants, par essence non délocalisables, beaucoup moins pénibles que celui de fossoyeur, particulièrement « épouvantable » lorsqu’ils doivent exhumer les « restes » afin de pouvoir réaffecter la place lorsque plus personne n’entretient les tombes.

 

En primeur mondiale, l'humusation figure déjà dans la législation funéraire de la Région Bruxelles Capitale depuis le 9 Novembre 2018 ... mais dans l'attente de l'adoption des "arrêtés d'application" pour que toutes les nombreuses personnes, qui le veulent déjà vraiment, puissent enfin bénéficier de ce "traitement de faveur", lorsque leur heure sera venue !


L'Humusation est-elle compatible avec le don du corps à la science et le legs d'organes post-mortem ?

Oui, l'humusation est totalement compatible avec le legs d'organes post-mortem.

 

Gardons toutefois bien à l'esprit que cette nouvelle pratique funéraire est déjà en fait un don, à la micro-faune du sol,  

de tous les organes, même ceux qui ne sont plus en parfait état, qui réussit à 100 %,sans le moindre risque de rejet,  

dont la Terre a vraiment besoin, en ce moment, pour se régénérer ...!

 

Par contre, pour le don du corps à la science, il faut être bien conscient que, pour des raisons de conservation,

le corps sera, soit phénolé ou formolé, après avoir été vidé de tous ses fluides... ce qui est loin d'être anodin pour le.s milieu.x récepteur.s !

L'humusation d'un corps ainsi traité, plusieurs mois après le décès, s’avérera vraisemblablement nettement moins bénéfique pour les couches superficielles de la Terre ... mais quand même bien meilleure que l'inhumation et la crémation !


Concrètement, quelles sont les étapes de l'humusation ?

Avant l'humusation: la Préparation

Après avoir enlevé les vêtements, les bijoux, le défunt sera enveloppé dans un linceul fait d'un beau tissu biodégradable. On l'installera sur une sorte de civière en inox munie d'un splendide couvercle personnalisable,

tous deux réutilisables.

 

On veillera à ce que les fleurs apportées pour l'honorer soient vivantes, sans objets non biodégradables. Ces fleurs accompagneront, réellement, le défunt dans son chemin vers de nouvelles vies...

 

Dans l'espace "Humusation" du "Jardin-Forêt de la Métamorphose" (terrain entièrement sécurisé, réservé uniquement à la réalisation de l'Humusation et à la création d'un espace boisé de mémoire) , la famille aura réservé une place d'environ 6 m² pour un an seulement.

 

La dépouille sera déposé sur un lit douillet de +/- 20 cm d'épaisseur, fait d'un savant mélange de bois d'élagage et de lignite broyés, fortement imprégné d'eau de pluie contenant un accélérateur de décomposition. Après le dernier adieu, les Humusateurs, dûment certifiés, utiliseront encore environ 2 m³ de ce mélange amélioré pour couvrir intégralement le corps du défunt.

Ils ajusteront ensuite le tas pour en faire une sorte de "monument vivant" qu'ils couvriront d'une couche faite de paille, de feuilles mortes broyées, éventuellement mélangées avec de la tonte d'herbe séchée. Ce manteau est nécessaire pour garder la dépouille bien au chaud.

Une stèle en bois, ou en pierre du pays sculptée, portant le nom, la date de naissance et la date de décès y sera  érigée. C'est ici que la famille et les amis pourront venir pour se recueillir pendant un an.

Pendant l'humusation

Après  +/- 3 mois de maturation, lorsque ce "monument" aura fortement diminué de volume, les chairs auront déjà été digérées par les humuseurs, ces myriades de micro-organismes et bactéries des 5 à 10 premiers cm du sol, en les transformant en terreau, les Humusateurs pourront retirer les prothèses métalliques et (ou) en matériaux non biodégradables pour parer à toute pollution du sol. Ensuite, ils pourront aisément réduire  en poudre les os riches en phosphore et en calcium bien nettoyés et rendus plus friables avant de refaire le "monument" en mélangeant intimement le tout, avec quelques pelletées d'argile, tout en ajustant le taux d'humidité et en y incorporant les préparations biodynamiques pour en faire un excellent amendement.

Car les protéines des chairs se seront associées chimiquement aux polymères naturels de la cellulose des matériaux végétaux, pour faire l'humus.

Après l'humusation

12 mois plus tard, si le proches le souhaitent, ils pourront récupérer un seau de ce "super-compost" qui sentira bon la terre des sous-bois. Ce seau contiendra un substrat accélérateur de croissance contenant la jeune pousse d'un châtaignier, noyer,… pour fertiliser durablement un lieu de recueillement dans l'espace du "Souvenir" du Jardin-Forêt de la Métamorphose, ou bien encore dans un terrain de famille. Cela pourrait donner lieu (ou pas) à une fête pour célébrer la réinsertion intégrale et correcte dans tous les cycles de la vie sur terre.

Car il restera donc environ 1,5 m³ de "super-compost" que  les Humusateurs expérimentés utiliseront pour régénérer les sols les plus malmenés par l'exploitation humaines à proximité du Jardin-Forêt de la Métamorphose: terres de grandes cultures, friches industrielles, boues de dragage,… afin de pouvoir y planter des arbres qui fixeront durablement une partie du CO² excédentaire responsable du dérèglement climatique...

 

Tous les rites funéraires actuels resteront donc  possibles avant la mise en humusation ... et on pourra aller se recueillir, pendant les 12 premiers mois devant votre butte, au Jardin-Forêt de la MÉTAMORPHOSE de votre région et, par après, devant l'arbre choisi qui poussera dans le Jardin du Souvenir qui sera aménagé dans chaque commune !

 

Avec l'économie sur le cercueil, la pierre tombale, et les frais de concession et d'embaumement, la famille disposera du budget pour financer, le cas échéant, la plantation d'un nombre suffisant d'arbres, à Madagascar ou en bordure du désert, capables de fixer en 20 ans, l'entièreté des émissions de CO² du défunt. 

Illustration originale de Luc Schuiten.
Illustration originale de Luc Schuiten.

L'humusation est donc une sorte de compostage - mais on ne met jamais de matières animales au compost!?

Contrairement à la croyance populaire, on peut très bien mettre des matières animales au compost.

Si on ne le fait pas, c'est pour éviter le risque que ces matières animales n'attirent certains animaux indésirables, ce qui est possible si le compost est mal fait.

Il est donc faux de croire que les matières animales ne se décomposent pas et que les cadavres d'animaux, dans la nature, doivent être mangés par des charognards pour disparaître. Car dans ce cas, qu'en serait-il des cadavres des

charognards eux-mêmes? La microfaune du sol et leur microflore intestinale conjuguent leurs forces pour les rendre à la terre depuis toujours.

La mise en oeuvre de l'humusation écarte complètement le risque d'attirer des prédateurs

  • un tas de broyat conséquent tout autour du corps provoque une forte élévation de la température qui empêche toute propagation d'odeur pendant la phase de décomposition des chairs;
  • la mise en humusation se fera sur des terrains clôturés et sécurisés par un gardiennage permanent (concierge) assuré par la présence des humusateurs.

Compenser les émissions de CO² de toute une vie, c'est possible?

reboiser madagascar

Avec toutes les économies faites sur le budget des funérailles conventionnelles, chaque famille disposera, si tel est le souhait du défunt, du budget nécessaire pour compenser intégralement l'empreinte écologique de toute sa vie.
Par exemple en finançant des jardins-forêts comestibles en bordure des zones désertiques pour arrêter leur expansion et commencer à récupérer des terres auto-fertiles sur le désert. Cela permettra aux indigènes de trouver du travail, dans leur pays, en produisant localement une nourriture et un habitat de qualité.

Nous avons déjà un accord avec l'ONG "Graine de vie" (Projet agréé par la Fondation Roi Baudouin). Cette asbl vise la compensation de l’empreinte écologique des habitants de nos pays industrialisés par la plantation d’arbres dans des pays en voie de développement. 

Sachez que les sommes investies sont en grande partie déductible de la succession. 

Voici un extrait de leur site qui détaille la compensation intégrale de l'empreinte écologique d'une personne:

"En considérant que la durée moyenne de vie d’un européen est de 76 ans, l’empreinte écologique moyenne de notre vie se chiffre à environ 1.000 tonnes de CO².

Vu que le cycle de vie moyen d’un arbre est de 20 ans et que chaque arbre planté à Madagascar capture annuellement au minimum 5 kilos de CO², nous devrions tous commencer par planter environ 9.000 arbres pour capturer le CO² généré par notre existence.

Le coût moyen d’un arbre planté par Graine de Vie est de 25 cents. Dès lors, avec une somme de 2.250 euros, chacun pourrait rendre à la Terre les richesses que celle-ci met à notre disposition tout au long de notre vie."


Combien va coûter l'Humusation ?

Le prix de l'Humusation ne sera fixé que lorsque toutes les exigences légales des "autorités" nous seront communiquées.
Il est vraisemblable que ce sera légèrement plus cher que l'inhumation et la crémation puisqu'il y aura un peu plus de main d’œuvre.... mais la légalisation de l'Humusation va permettre la création de nombreux emplois (non délocalisables !) pour les humusateurs certifiés.

En revanche, on évitera à coup sûr les frais d'exhumation du corps lorsque plus personne ne viendra sur la tombe du défunt.

Et avec toutes les économies sur la plupart des frais liés aux funérailles :

  • location d'un cercueil réutilisable au lieu d'un achat fort coûteux
  • pas besoin de pierre tombale. Juste une stèle, en bois ou en pierre du pays, pour marquer d'abord la butte et puis l'arbre de l'espace commémoratif
  • juste 1 an de location de l'espace de 6 m² au lieu de frais de concession de min 10 ans voire beaucoup plus...
  • peu de frais d'embaumement (pas de thanatopraxie, juste un "maquillage" du visage)
  • pratiquement aucun frais pour l'entretien de l'espace commémoratif,

la famille disposera, fort vraisemblablement, du budget pour financer, le cas échéant, la plantation d'un nombre suffisant d'arbres, à Madagascar ou en bordure du désert, capables de fixer en 20 ans, l'entièreté des émissions de CO² du défunt.

Ce qui permettra, à toutes celles et ceux qui le voudront, de contribuer, de façon significative, à enrayer le dérèglement climatique....

Tout en restant dans le même budget global que pour les pratiques actuelles ! 


Que deviennent les rites mortuaires si essentiels pour tous?

La célébration des funérailles peut être classique ou créative, ou combiner les éléments religieux traditionnels

et ceux d'une spiritualité individuée. Celle/celui qui a souhaité l'humusation aura peut-être imaginé son rituel seul.e ou en dialogue avec un.e écoutant.e (parmi notre équipe ou parmi vos proches, vos personnes de référence...), ou aura peut-être préféré laisser carte blanche à ses proches.

Tout est possible, selon ce qui vous importe pour cette fête du retour au ciel et du retour à la terre. Le rituel peut être extrêmement simple, très créatif, ou symbolique, il est complètement ouvert et vous laisse toute liberté de conception.

 

Au bout d'un an de processus d'humusation du corps, un nouveau rituel peut être organisé pour la fusion entière du corps avec la terre mère, de même que, peut-être, pour l'âme qui aura rejoint l'unité de l'Esprit.


L'Humusation est-elle proche du processus "Recompose" de l'État de Washington?

Depuis début 2014, des actions du "groupe de Seattle" visent à mettre en place, au niveau mondial, un business très lucratif grâce au compostage des humains. Ceci ne cadre pas avec nos intentions, ni avec les mentalités dans nos régions. Nous avons tenté un rapprochement, en vain.

 

Il n'est donc pas question de traduire RECOMPOSE par le terme HUMUSATION ne fut-ce qu'à cause de la durée du process (1 mois, dans un cylindre qui tourne hors sol dans un bâtiment, au lieu d'un processus naturel de 12 mois, dans une butte, sur le sol !)... et du prix !

 

Par contre, la légalisation très prochaine de RECOMPOSE dans l'État de Washington peut pousser à la légalisation de l'humusation.

 

En effet, ces expérimentations  aboutissent déjà aux premières publications scientifiques concernant les réels avantages, par rapport au "système en vigueur", de leur compostage de 6 cadavres humains...

Concernant les germes pathogènes, ils doivent être détruits mais on attend le détail des résultats de leurs tests scientifiques pour en savoir plus sur le devenir des os, la formation de complexes argilo-humiques stables, la présence (ou pas) de molécules chimiques résiduelles, ...

 

Cela devrait nous permettre d'exiger, sans plus tarder, le financement de tests scientifiques en Wallonie, en France, ... par nos "autorités" politiques, sur la mise en humusation de dépouilles humaines, selon notre "process" visant à l'obtention d'un m³ et demi d'humus, vraiment, sain et fertile aux qualités proches de la "Terra Preta" d'Amazonie.

 

Notre but est d'obtenir des résultats exceptionnels, avec tout le terreau obtenu (capable de rendre auto-fertile l'espace pour faire pousser une centaine d'arbres), afin de marquer les esprits pour emporter, rapidement, l'adhésion d'une part importante de la population pour notre nouveau mode de sépulture qui pourra lui permettre de diminuer de 5 % son empreinte écologique globale au lieu de l'augmenter d'au moins 5 à 10 % en continuant à choisir l'enterrement classique et même l'incinération !

Un écart de 10 à 15 % minimum, c'est déjà fort intéressant comme action pour le Climat, tout en diminuant le coût global des funérailles ...

 

Et, pour les familles soucieuses de léguer à leurs enfants, petits enfants,... une Terre encore vivable, grâce aux économies par rapport aux traditions,elles  auront le budget afin de compenser la totalité du CO² émis par le défunt, pendant toute sa vie, en plantant 10.000 arbres en bordure des déserts pour arrêter leur expansion tout en y (re)créant de bonnes conditions de vie pour éviter l'immigration des indigènes ... n'est-ce pas carrément "bluffant" ?

 

 


Que pensez-vous de la méthode mongole, népalaise, amérindienne, et (ou) des marins ?

Notre corps, après sa mort, est encore une ressource pour les autres espèces, pourquoi ne pas l'offrir pour en faire profiter les charognards ?

C’est effectivement des coutumes qui se rapprochent le plus du principe de l’humusation… mais qui n’ont pas la moindre chance d’être acceptées par la population dans nos régions.

Même si les gens peuvent enfin comprendre que lorsqu’on meurt, on n’est pas un déchet qu’on traite comme leurs "immondices" (même si c’est avec infiniment plus de respect !) quand on l’enterre à 2 m de profondeur ou quand on l’incinère… !

De plus, vu la quantité de produits chimiques qui sont venus polluer nos corps, ce ne serait pas un "cadeau" pour les charognards... En Mongolie, notamment, il est prouvé que les vautours et les loups crèvent des mêmes maladies que nous... ils ne peuvent donc plus débarrasser la Terre des dépouilles humaines parce qu'ils s'empoisonnent, comme nous, par la nourriture polluée !

Dans une butte de mise en humusation, ce sont les humuseurs (bactéries, champignons,... tout ce monde invisible de l'infiniment petit -présent uniquement dans les 10 premiers cm du sol- incapable de nous "manger") qui découpent en petits morceaux aussi bien les molécules organiques, pour les recycler, que les polluants chimiques, pour les détruire afin d'arrêter, enfin, d'empoisonner, encore plus, tous les êtres vivants sur la Terre !

Grâce au m³ et de demi d’humus sain et fertile, obtenu par la mise en humusation d’un défunt, les humusateurs agréés vont pouvoir régénérer près d’un 1 ha des sols les + malmenés en les rendant autofertiles afin de (re)produire de la nourriture de qualité pour la bonne santé de tous les êtres vivants.


Pourquoi broyer les dents et les os... ? Cela me dérange

Pour celles et ceux que cette opération pourrait rebuter, après les 3 premiers mois, lorsque toutes les chairs seront déjà décomposées, nous avons prévu de mettre les os dans un "cercueil en réduction" afin qu'il puisse rejoindre un caveau de famille afin de ne pas se sentir exclu...

Les avantages, c'est qu'on aura évité la pollution des sols et des nappes phréatiques par les jus de putréfaction des chairs, contenant la cadavérine,  la putrescine et la plupart des molécules chimiques qui sont venues s'y loger, et surtout que toutes les matières molles auront été correctement rendues à l'humus.

Évidemment, les cycles du Phosphore et du Calcium ne seront pas bouclés puisque les os vont y rester jusqu'à ce que les fossoyeurs, qui devront exhumer les restes au moment où plus personne ne paiera pour cette concession, les recouvriront de chaux vive après les avoir regroupés par 200 dans un ossuaire pour les détruire... avec tous les risques que cela comporte pour les nappes phréatiques... tôt ou tard !

Depuis que les traditions nous ont obligés à enterrer et incinérer nos morts, tout le Phosphore et le Calcium de leurs os a été irrémédiablement perdu pour la biosphère !

Il faut savoir que c'est loin d'être anodin puisque le phosphore est indispensable pour la bonne croissance de la plupart des végétaux.

Comme pour le pétrole, on a déjà dépassé le "pic" de la production des super-phosphates industriels, qui n'ont pas si "super" que  cela, puisqu'ils sont lessivables et se retrouvent donc aussi dans les nappes phréatiques lors de fortes averses....

Alors que notre "process" aboutira à la MÉTAMORPHOSE de toutes les cellules, qui formaient les dépouilles mortelles, en humus... càd en complexes argilo-humiques stables  résistant à l'érosion.


Là vous allez trop loin ! C'est complètement inhumain. Respectez avec décence la vie et le passage sur terre et surtout les familles...

Même si ce n'est pas vraiment une réaction fréquente suite aux multiples publications concernant notre démarche, il nous semble important de publier ici notre réponse.... à ce que certaines personnes pensent, peut-être, dans leur for intérieur sans pouvoir, ou oser, l'exprimer.

 

Ne vous tracassez surtout pas....nous voulons juste la légalisation d’une alternative, enfin, écologique.

 

Nous ne demandons pas de supprimer les pratiques actuelles.

 

Vous allez donc pouvoir continuer à priver les couches superficielles de notre Terre, des restes de ce qu'elles vous a généreusement donné, pendant toute votre vie, à empoisonner tous les vivants avec votre dépouille mortelle et (ou) à gaspiller l'énergie !

 

Mais maintenant, vous ne pourrez plus dire que vous pensiez bien faire et que vous n'étiez pas au courant.

 

Ce n’est pas parce que c’est la tradition depuis très (trop) longtemps que l'enterrement et l'incinération sont des modes de décomposition qui respectent les lois de la Nature.

 

Les jus de putréfaction contenant la cadavérine, la putrescine et toutes les molécules chimiques (dont nos corps sont de plus en plus gorgés, à cause des médicaments, de la pollution de l’air, de l’eau, de l’alimentation,... ) vont polluer les sols et les nappes phréatiques aux abords des cimetières, tôt ou tard, inexorablement...

Les os et les dents ont toujours pris (et prendront toujours) une "éternité" pour se décomposer puisqu'ils n'ont, et ne pourront jamais, bénéficier du concours de toute la micro-faune des premiers cm du sol, ni de la bonne humidité, la bonne aération,... quelle que soit la profondeur, malgré toutes les prières du monde.

 

Par ailleurs, les bains de lavage des filtres installés sur les cheminées des fours crématoires

(pour tenter de retenir une partie seulement des polluants générés par ce processus comme l'anhydride sulfureux -SO₂-, les oxydes d'azote -NOx-, rejets responsables des pluies acides, ainsi que des composés particulièrement toxiques comme les dioxines, les fines particules de métaux lourds -mercure, plomb, cadmium-... et poussières fines qui contribuent à la formation du smog) sont rejetés à l'égout !

C'est d'autant plus grave que les stations d'épuration, même biologiques, sont incapables de les éliminer...

Toute ces polluants extrêmement toxiques se retrouvent "in fine" dans tous les êtres vivants dans les fleuves et les mers, donc dans toute la chaîne alimentaire, irrémédiablement...

Les cendres qui restent n'ont jamais pu faire vraiment pousser la moindre plante malgré les urnes biodégradables.

Ce n'est pas parce qu'elles sont rendues à la famille sous forme de "poussières" (grâce à l'intervention d'un broyeur), que la formulation de "Tu es poussière et tu retourneras en poussière" en devient une bonne traduction des textes anciens.

 

Nous, nous pensons que "Tu viens des premiers cm de la Terre et à ta mort, tu y retourneras" est bien plus juste.

 

En résumé, les traditions, pourtant très anciennes, sont tout le contraire de ce qui se passe naturellement dans la nature. Le "système en vigueur" cassera (et a toujours cassé), à jamais, le cycle vertueux de la Vie sur Terre tout en empoisonnant les vivants et en gaspillant l’énergie inéluctablement…

 

 

On ne s'attaque pas aux cadavres, on les remet juste à leur place, des êtres vivants qui sont morts.

 

Pourquoi l'humanité a-t-elle enterré ou incinéré ses morts et pourquoi y a t-il autant de rites autour de la mort ?

Simplement, peut-être, à cause de la peur de la propagation des maladies et (ou) parce que l'humain peut difficilement supporter qu'après, il n'est plus rien sauf un être en décomposition.

C'est juste ça qui l'effraie et c'est pour ça qu'il veut encore avoir la main même au delà de la mort en conservant ses morts dans des cimetières ou dans des columbariums parce que l'idée de n'être plus rien après est juste terrifiante pour des "esprits cartésiens" .

 

Pour prendre soin de la Terre, comme le Pape François nous y invite dans son Encyclique de 2015, ne pensez-vous pas qu'il n'y a rien de tel que de légaliser l'humusation ? Cela n'empêche aucunement de s'occuper des autres problèmes, bien au contraire, nous espérons que cette prise de conscience serve de déclic pour enfin comprendre qu'il nous faut changer, rapidement, à peu près tout le "système en vigueur", notamment en cessant de casser irrémédiablement le cycle de la Vie, afin d’arrêter de détruire toute la biodiversité indispensable pour la survie de l'humanité !

 

 

Mettre de côté l’arrogance au profit de plus d’humilité ne vous semble-t-il pas indispensable pour transmettre un monde encore vivable à nos enfants, petits-enfants, … ?

 

 

 


Certaines personnes, peu informées, considèrent que l’humusation …. c’est « Soleil Vert » ! Qu’en est-il exactement ?

Incontestablement, ce vieux film a marqué les esprits de beaucoup de personnes qui l’ont vu … mais pas nécessairement compris ce qu’il fallait faire pour éviter ce scénario épouvantable pour la fin de l’humanité.

Soleil vert (Soylent Green) est un film américain d'anticipation réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973 et inspiré du roman de science-fiction Make room! Make room! (1966) de Harry Harrison, mettant en vedette Charlton Heston et Leigh Taylor-Young, notamment

 

Librement inspirée du roman de Harrison, cette dystopie combine à la fois le genre du film policier et de la science-fiction : l'enquête sur le meurtre d'un riche homme d'affaires et un avenir dystopique où les océans sont mourants et la canicule est présente toute l'année en raison de l'effet de serre, résultant dans l'épuisement des ressources naturelles, la pollution, la pauvreté, la surpopulation et l'euthanasie volontaire.

 

Soleil vert est le film le plus ancien évoquant une vision apocalyptique d'une planète surpeuplée et subissant une catastrophe écologique. Les personnages du film évoluent dans une atmosphère étouffante et soumise à la pollution. La vie urbaine baigne dans une ambiance de corruption et de violence. Même si aucun dérèglement climatique n'est évoqué directement, la température générale a augmenté, et les conditions de vie sont devenues épouvantables.

L'histoire se déroule en 2022 dans la ville de New York où, comme le reste du monde, la pollution et la surpopulation ont cours. Le manque de nourriture amène les autorités à promouvoir des aliments artificiels et industriels, conçus par la société Soylent Industries, qui s’arrachent à prix d’or.

Malgré cela, beaucoup de personnes demandent l’euthanasie, plutôt que devoir continuer endurer d’atroces souffrances, puisqu’elles souffrent de maladies incurables et que leur santé n’a plus la moindre chance de s’améliorer

C’est l’émeute quand on apprend qu’en réalité, Soylent Green est fabriqué à partir des cadavres de personnes euthanasiées : selon le discours officiel, cet aliment était censé être fabriqué à partir de soja vert et du plancton.

En réalité, même les océans sont devenus stériles et l'anthropophagie fait désormais partie intégrante de la chaîne alimentaire humaine en en étant même le principal maillon. "Soylent Green est fabriqué avec des gens qui servent de bétail"

https://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil_vert

 

Pour info, les concepteurs de ce film avaient vu juste.

Compte tenu de toutes les pollutions chimiques qui nous entourent, notre corps constitue une menace grave pour la santé de quiconque en serait réduit à le consommer… même pour les charognards.

Ce qui n’est absolument plus le cas pour tous les végétaux qui pousseront, en abondance, grâce à notre concept. 

La capacité épuratoire exceptionnelle du super-compostage, concocté pour obtenir la MÉTAMORPHOSE, en 12 mois des défunts en humus sain et fertile, détruira définitivement tous les germes pathogènes ainsi que toutes les molécules chimiques qui les rendraient malades

Lorsque nous obtiendrons la légalisation de l’humusation, nous espérons que cela serve de déclic pour qu’une tranche significative de la population comprenne que toutes les matières organiques mortes ne sont pas des déchets.

Tous les restes de ce que la Terre a produit sont les seules ressources que les premiers cm de ses sols ont besoin de recevoir correctement, pour qu’ils (re)deviennent auto-fertiles.

Afin de pouvoir (re)produire naturellement des aliments sains et savoureux pour que toute la biodiversité et l’humanité puissent continuer à vivre en bonne santé, le plus longtemps possible sur notre belle planète.

Grâce à l'humusation, c'est tout l’inverse de Soleil Vert … c’est plutôt le Paradis Terrestre qui nous attend !


Où en sont les tests scientifiques sur les humains ? (juin 2019)

Alors que l’urgence sociale est bien là et qu’un nombre croissant de Wallons et Bruxellois souhaitent être humusés pour ces raisons écologiques, la fondation d’utilité publique Métamorphose déplore le manque de sérieux dans le suivi de ce dossier au cabinet du ministre di Antonio. Si des recherches ont bien été initiées à l’initiative du ministre, celles-ci ne semblent avoir pour but que de faire traîner les choses inutilement, au lieu de préparer demain.

En conséquence, la fondation Métamorphose a pris l’initiative de créer un "Centre Pilote de l’Humusation" sur le site des Fochalles en province du Luxembourg. Ce centre permettra de mettre au point les techniques et de former les travailleurs du secteur. La fondation lance la Coopérative à finalité sociale "HUMUSATION" en vue de permettre aux citoyens qui le souhaitent de financer eux-mêmes les recherches et mises au point techniques de ce nouveau mode de sépulture de leur choix. La fondation Métamorphose ne souhaite toutefois pas par cette démarche "faire cavalier seul" mais souhaite au contraire, sur cette question d’intérêt général, s’inscrire dans un partenariat public-privé ouvert et constructif.

Notons que ce projet a déjà été proposé, sans succès, aux Ministres Di Antonio et Collin.

Nous espérons que le prochain gouvernement n’en fera pas "une affaire de religion", mais y verra au contraire, pragmatiquement, l’urgence sociale et écologique qui nécessite la mobilisation d’autorités compétentes.

Dans un État laïc et démocratique, il nous semble fondamental que les citoyen.e.s soient libres de choisir ce que l’on fera de leur dépouille mortelle.

Il y a urgence à dépénaliser l’humusation.

Les pétitions initiées par la fondation Métamorphose, ont recueilli quelque 36 000 signatures. Par ailleurs déjà plus de 3500 personnes ont signé leur "Acte de dernière Volonté" mentionnant leur refus d’être enterrés ou même incinérées, en optant pour l’humusation de leur corps. Parmi eux, une vingtaine a même fait le choix de donner, après leur mort, leur dépouille à la science pour tester l’humusation des corps humains. Plusieurs villes et communes wallonnes, dont Liège – 200.000 habitants, ont déjà interpellés le gouvernement de la Wallonie  en vue de préparer la légalisation de cette pratique funéraire (voir ce lien). En effet, la pression monte au niveau des communes wallonnes et bruxelloises qui reçoivent de plus en plus de déclarations de leurs concitoyen.e.s qui demandent pour eux-mêmes, à pouvoir être humusés.

Depuis mars 2015, la Fondation d’Utilité Publique MÉTAMORPHOSE multiplie les contacts et les démarches pour intégrer l'humusation, aussi vite que possible, dans les législations.

En 4 ans déjà plus de 150 personnes, engagées dans cette démarche sont décédées et leurs familles ont dû se résoudre à ne pas pouvoir respecter leur dernière volonté : voir leurs dépouilles retourner de façon si simple et si naturelle au sol vivant.

 

Pour Francis Busigny – Président de la Fondation Métamorphose – c’est aussi par la force des choses une affaire personnelle, familiale. C’est en effet son père qui l’a aidé à réaliser, il y a près de 40 ans, les premiers tests très concluants sur le compostage des animaux domestiques de la famille. Contrairement à ses dernières volontés, son père a dû être incinéré il y a 21 ans. Aujourd’hui sa maman, Madeleine Mahy, souhaite que sa dépouille puisse être utilisée pour réaliser les premiers tests d’humusation en Wallonie, une partie des cendres de feu son époux pourraient être mélangées au compost afin qu’ils soient à nouveau réunis, pour l’éternité, dans l’humus originel.

 

En Août 2018 le ministre Di Antonio a pourtant octroyé une subvention de près de 50 000 € à l’UCLouvain pour la réalisation de tests scientifiques.

Depuis ce moment, la bonne finalisation de ces tests est définie par le ministre Di Antonio comme un préalable à toute autre action et bloque de ce fait la Fondation pour plusieurs années.

Or il n’a été tenu aucun compte des recommandations de la Fondation concernant le protocole expérimental et nous nous demandons ce que ces tests vont bien pouvoir apporter alors qu’ils ne suivent pas rigoureusement le processus d’humusation. Notons qu’il s’agit ici de refaire des tests sur des porcs alors qu’ils ont pourtant déjà été réalisés par ailleurs et que le protocole de recherche risque d’aboutir à des résultats biaisés, notamment en créant des conditions anaérobies défavorables.

Nous nous demandons aussi à quoi vont servir les 50.000€ d’argent public octroyés par le ministre à l’UCLouvain. Si le gaspillage d’un euro d’argent public nous semble inacceptable, nous notons que ce budget semble très faible en comparaison du budget habituel des recherches sérieuses menées par une université. Par exemple, le rapport SSD – La Science pour un Développement Durable – note que le coût moyen d’une recherche est de 880 000€. Par ailleurs le rapport du Service Public de Wallonie – Économie emploi formation recherche – indique qu’en 2017 ce sont quelques 183 millions d’euros qui ont étés investis par la Wallonie dans 388 conventions d’aides à la recherche et au développement des entreprises, soit en moyenne 471 000€/convention.

Sur le fond, nous ne voyons pas pourquoi il faudrait une "validation scientifique" pour mener des essais d’humusation sur des humains consentants. Nous rappelons qu’il s’agit d’un processus mis en œuvre par mère nature depuis des millions d’années. Valider scientifiquement que les corps humains peuvent être compostés et que l’impact environnemental de cette pratique naturelle est bien moindre que celles des pratiques légales actuelles revient à enfoncer une porte ouverte ou à réinventer le fil à couper le beurre. Où est le risque ? Après tout, les citoyens qui ont souhaité que leur corps soit humusé seront déjà morts. Ne nous y trompons pas, la question de la légalisation de l’humusation est avant tout politique et demande des prises de responsabilités à ce niveau.

Après des mois de contacts répétés avec le cabinet du ministre et l’UCLouvain, la demande de la Fondation de pouvoir, enfin, rejoindre le Comité de Suivi de cette recherche vient d’être rejetée. Nous prenons acte mais nous ne comprenons pas l’intérêt de tenir ainsi à l’écart de cette recherche les citoyens qui se sont investis depuis 4 ans et parfois bien plus pour développer cette approche.

 

Vous pouvez participer à la création du "Centre Pilote pour l'Humusation" en remplissant le formulaire disponible sous l'onglet "Soutenir".


Les proches sont ils obligés de récupérer le terreau?

Non.

Cependant, c'est le futur défunt et (ou) sa famille qui pourra choisir quelle utilisation sera faite du terreau :

  • +/- 15 l (1 %) du super compost obtenu grâce à celles et ceux qui auront bénéficié de l'humusation rendra auto-fertile l'espace pour faire pousser chaque Arbre du souvenir. Une stèle avec le nom et la date de décès des personnes pour aller se recueillir dans le "Bois du Souvenir" qui sera aménagé dans chaque commune sur un terrain public ou privé où seront regroupés tous ces arbres.
  • une autre petite partie peut être récupérée par la famille pour faire pousser un autre arbre dans une propriété familiale voire également dans d'autres pays où des proches du défunt sont établis.
  • tout le solde (au moins 95 %) du terreau obtenu par la mise en humusation sera utilisé par les humusateurs agréés pour régénérer les sols qui en ont le + besoin (friches industrielles, boues de dragage, terres de grandes cultures,...)
  • sauf si, de la même manière que les cendres peuvent être dispersées sur une aire de dispersion commune d'un Crématorium, tout le terreau pourrait être dispersé, sans stèle, dans le "Bois du Souvenir"
  • en tout état de cause, nous ne souhaitons pas que le terreau, issu du compostage humain, donne lieu à un quelconque "commerce" ... il devra servir pour le "bien commun"

Je suis convaincu(e). Que faire?

Passez à l'action la plus efficace pour obtenir sa légalisation :

 

Informez vos élus locaux de votre dernière volonté !

 

Dès qu'une personne, quel que soit son âge et son état de santé, comprend que l'Humusation lui conviendrait mieux que d'être enterrée ou incinérée, elle doit en informer par courriel (adresses disponibles sur le site internet de votre localité ) tous les membres du Collège des Bourgmestre et Échevins de sa Commune (en Belgique) ou de son Conseil Municipal  (en France)  .

 

Nous devons tous faire cette pression sur nos élus afin qu'ils demandent à leurs collègues, au Gouvernement, d'intégrer rapidement l'HUMUSATION dans la législation. Il faut leur prouver qu'on est de plus en plus nombreux à ne plus vouloir du "système en vigueur" et à exiger de pouvoir choisir l'Humusation, sans plus tarder.

 

 

Cliquez sur l'image à droite pour faire apparaître, sur votre écran, l'acte de dernière volonté en français, ou akte van laatste wilsbeschikking en néerlandais, ou Letzer Wille en allemand.

 

Sans devoir l'imprimer, compléter toutes les cases digitalement et enregistrer-le comme fichier sur votre PC afin de pouvoir l'envoyer par courriel d'un clic, en pièce jointe, dans la boîte mail de tous vos élus locaux (en mettant notre Fondation en copie humusation@gmail.com pour nous tenir informé) sans devoir le signer manuellement si vous y mentionnez la même adresse courriel.

 

 

Ce sont les assemblées des députés (B) et sénateurs (F) qui ont le pouvoir de légaliser.

 

Vos élus locaux sont donc les mieux placés pour exiger qu'ils le fassent, dans les plus brefs délais, puisqu'il n'y a qu'eux qui sont confrontés régulièrement à tous les problèmes générés par les cimetières et les crématoriums !

 

Au nom des Générations Futures, MERCI!