En plus de 30 mois, l’UCLouvain ne nous a pas (encore) fourni le moindre résultat concret, même pas sur les porcs…

Pourtant un double constat qui nous réjouit : la prise de conscience de l’urgence environnementale est bien là et de plus en plus de citoyen.ne.s de Belgique et d’ailleurs souhaitent que leur corps soit humusé après leur décès.
Comme décrit plus en détails ci-dessous, le projet actuellement financé par la Wallonie auprès d’un service de l’UCLouvain pour vérifier les capacités du processus d’humusation connaît de gros retards et les résultats finaux seront probablement encore longs à se faire attendre.
En conséquence, la fondation Métamorphose a pris l’initiative de créer rapidement un *Centre Pilote de l’Humusation* sur le site des Fochalles, près de Rochefort, en province de Luxembourg.

Ce centre permettra de mettre au point les techniques et de former les futures personnes qui travailleront dans ce nouveau secteur. La législation ne permettant pas (encore) l’humusation, le site accueillera des dépouilles d’animaux de compagnie qui pourront ainsi retourner à la terre dans les meilleures conditions.

Le processus de compostage de ces animaux morts sera identique à celui que la Fondation propose pour les dépouilles humaines; il sera simplement adapté à la taille et au poids de ces corps.
Pour financer l’aménagement de ce site et son démarrage, la fondation lance la Coopérative à finalité sociale “HUMUSATION” en vue de permettre aux citoyen.ne.s qui le souhaitent de soutenir financièrement, eux-mêmes, les recherches et mises au point techniques de ce nouveau mode de sépulture en accord avec leur choix. Voir l’onglet “Coopérative” pour plus d’informations.

La fondation Métamorphose ne souhaite toutefois pas “faire cavalier seul” avec cette initiative mais souhaite au contraire, sur cette question d’intérêt général, s’inscrire dans un partenariat public-privé ouvert et constructif.

Notons que ce projet a été proposé, en début 2019, sans succès, aux Ministres Di Antonio et Collin. Nous espérons que le prochain gouvernement n’en fera pas “une affaire de religion”, et sera plus réceptif que le précédent à tous les avantages écologiques et sociaux de l’humusation.

Dans un État laïc et démocratique, il nous semble fondamental que chacun.e soit libre de choisir ce que l’on fera de sa dépouille mortelle. Et pour cela, il y a urgence à légaliser l’humusation.
En effet, les pétitions initiées par la fondation Métamorphose, ont recueilli quelque 41 000 signatures. Par ailleurs déjà plus de 4 500 personnes ont signé leur “Acte de dernière Volonté” mentionnant leur refus d’être enterrés ou même incinérées, en optant pour l’humusation de leur corps. Parmi elles, une cinquantaine  ont même obtenu l’accord de leurs proches pour donner, après leur mort, leur dépouille à la Science de la Nature pour valider l’humusation des corps humains.

Plusieurs villes et communes wallonnes, dont Liège – 200.000 habitants -, ont déjà interpellé le gouvernement de la Wallonie en vue de préparer la légalisation de cette pratique funéraire. En effet, la pression monte au niveau des communes wallonnes et bruxelloises qui reçoivent de plus en plus de déclarations de leurs concitoyen.ne.s qui demandent pour eux-mêmes, à pouvoir être humusés.
Depuis mars 2015, la Fondation d’Utilité Publique MÉTAMORPHOSE multiplie les contacts et les démarches pour intégrer l’humusation, aussi vite que possible, dans les législations.
En 5 ans déjà plus de 250 personnes, engagées dans cette démarche sont décédées et leurs familles ont dû se résoudre à ne pas pouvoir respecter leur dernière volonté : voir leurs dépouilles retourner de façon si simple et si naturelle au sol vivant.

Pour Francis Busigny – créateur de ce concept et actuel Président de la Fondation Métamorphose – c’est devenu aussi par la force des choses une affaire personnelle, une affaire familiale. C’est en effet son père qui l’a aidé à réaliser, il y a près de 40 ans, les premiers tests très concluants sur le compostage des animaux domestiques de la famille. Contrairement à ses dernières volontés (être composté), son père a dû être incinéré il y a plus de 22 ans. Aujourd’hui sa maman, Madeleine Mahy, souhaite que sa dépouille puisse être utilisée pour réaliser les premiers tests d’humusation en Wallonie. Début 2019, l’UCLouvain a refusé catégoriquement. Pourtant, une partie des cendres de feu son époux pourraient être mélangées, en début de 2ème étape, à sa butte de mise en humusation afin qu’ils soient à nouveau réunis, pour l’éternité, dans l’humus originel et que sa famille puisse aller se recueillir devant un beau cerisier plutôt que devant le columbarium…

En Août 2018, le ministre Di Antonio a pourtant octroyé une subvention de plus de 40.000 € à l’UCLouvain, au service du prof. Baret, pour la réalisation de tests scientifiques pour valider le processus d’humusation.
Depuis ce moment, la bonne finalisation de ces tests est définie par le ministre Di Antonio comme un préalable à toute autre action et pourrait bloquer de ce fait la Fondation pour plusieurs années.
La Fondation a été en contact, dès décembre 2017, avec différents services de l’UCL pour faire naître ce projet. Malgré notre demande initiale, le projet déposé par l’UCLouvain concerne uniquement le compostage de corps de porcs mais cela doit être fait dans des conditions aussi proches que possible de notre processus car l’humusation est bien l’objet final de cette étude et pas le compostage de corps d’animaux.
Hélas, pour des raisons déontologiques (que nous ne comprenons pas), ce projet a été mené depuis plus de 18 mois sans véritable contact avec la Fondation qui n’a pas été acceptée comme membre du Comité d’Accompagnement. Les informations officieuses reçues, suite aux premiers tests (il n’y a pas encore eu de document officiel publié), indiquent que le processus de simple compostage, des 2 corps de porcs choisis, ne s’est pas bien passé. Ces informations partielles montrent que les conditions de compostage retenues par cette équipe de l’UCLouvain étaient très différentes de celles proposées par la Fondation. Le compostage de dépouilles animales demande un savoir-faire important qu’elle n’a pas pu partager, suite à l’absence de contact avec les chercheurs impliqués. Des contacts – hélas, toujours informels – ont repris, ces derniers mois, avec cette équipe de l’UCLouvain et nous espérions que la 2ème série de tests qui n’a démarré que le 15 Décembre dernier pourrait effectivement être menée suivant le processus proposé par la Fondation… mais ce n’est, malheureusement, pas vraiment le cas !

Le lancement du *Centre Pilote de l’Humusation* est une réponse de la Fondation à la lenteur du projet en cours. Nous comprenons que les essais scientifiques peuvent prendre du temps mais ces scientifiques ne connaissent pas la pression qui existe au niveau de la Fondation venant de personnes qui se sentent décéder ou de leurs proches. Ils nous réclament d’avoir une sépulture vraiment naturelle, un vrai retour à la terre.

Le *Centre Pilote de l’Humusation* permettra que tout soit prêt pour ces personnes dès que nous recevrons le feu vert pour poursuivre les tests scientifiques sur des cadavres humains. Ainsi, un premier lieu, clôturé et sécurisé, sera directement opérationnel avec des personnes dûment formées. Nous ne pouvons pas faire plus sans enfreindre la loi actuelle ce que la Fondation ne veut pas faire.

Mais sur le fond, nous ne voyons pas pourquoi il faudrait une “validation scientifique” pour mener des essais d’humusation sur des humains consentants. Nous rappelons qu’il s’agit d’un processus mis en œuvre par mère nature depuis des millions d’années. Valider scientifiquement que les corps humains peuvent être compostés et que l’impact environnemental de cette pratique naturelle est bien moindre que celles des pratiques légales actuelles revient à “enfoncer une porte ouverte” ou à réinventer le “fil à couper le beurre”.

Où est le risque? Après tout, les citoyen.ne.s qui souhaitent que leur corps soit humusé seront déjà morts…

Ne nous y trompons pas, la question de la légalisation de l’humusation est avant tout politique et demande une prise de responsabilités à ce niveau.

Après des mois de contacts répétés avec le cabinet du ministre et l’UCLouvain, la demande légitime de la Fondation de pouvoir, enfin, rejoindre le Comité de Suivi de cette recherche a été définitivement rejetée en 2019 …

Nous avons pris acte mais nous ne comprenons pas l’intérêt de tenir ainsi à l’écart de cette recherche les citoyens qui se sont investis depuis 5 ans et parfois bien plus pour développer cette approche.

Vous espérons que vous participerez à la création du *Centre Pilote pour l’Humusation* en remplissant le formulaire disponible sous l’onglet “Coopérative”.

Et en versant le montant de.s part.s souhaitée.s sur le compte bancaire : BE61 7320 5232 8117 de la SCES “HUMUSATION”

MERCI !

Mot-clé

Articles récents

Rejoignez-nous

Devenez Coopérateurs

pour co-créer du monde de demain en prenant au moins une part de la coopérative SCES HUMUSATION qui a met en place le premier "Centre Pilote pour l’Humusation" au monde.

Chaque euro investi dans notre coopérative sera un euro qui vit !

C'est ensemble et avec votre participation financière que nous y arriverons plus vite.

L'Union fait la Force !

Soutenez notre fondation

pour son travail de lobbying

indispensable pour obtenir

la légalisation de l'HUMUSATION !

 

Merci pour votre DON

 sur le compte :

IBAN BE70 9731 2659 3825
BIC ARSPBE22